La surveillance électronique : sens et enjeux de la sanction pénale

Sans aborder directement les problématiques liées à la protection des données personnelles, l’émission Le bien commun (France culture) s’est attardée sur un sujet susceptible de nourrir la réflexion en la matière. En compagnie de Marie-Sophie Devresse1, Antoine Garapon tente de sonder les implications juridiques et sociales du développement du port du bracelet électronique, tant pour le condamné que pour son entourage (famille, amis, travail) ainsi que les tiers (victime, communauté).

Qualifiée de « mesure vide qu’il s’agit de remplir » (en termes de finalité notamment), le bracelet électronique interroge de manière large la notion d’exploitation de données. En tant que modalité de contrôle d’un individu, la diffusion du bracelet fait écho à certaines évolutions sociales telles que la dématérialisation des rapports humains, la transparence de l’individu dans son environnement social ou encore le développement de la traçabilité. Ces sujets sont abordés dans l’émission sous différentes perspectives :

  • le bracelet comme obstacle à la réinsertion (en contraignant l’individu à évoluer dans un monde virtuel)
  • la contamination de la peine sur l’entourage familial et social (celui-ci doit composer avec les problématiques de géolocalisation)
  • les difficultés psychologiques provoquées par un traçage permanent (provoquant notamment des retours volontaires en prison)
  • le développement des bracelets pour la victime (l’informant en cas de rapprochement géographique avec le condamné)

L’émission peut être écoutée en streaming à partir de cette page.

  1. Professeur à l’Université de Louvain en Belgique et chercheur au Centre Interdisciplinaire de Recherche sur la Déviance et la Pénalité []

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